Pictureplane

Déjà ! Voilà, j’arrive finalement au terme de mon petit dossier consacré à la musique dite « expérimentale » et j’ai choisi Pictureplane pour clore le tout, un musicien carrément barré mais vraiment original que j’apprécie énormément et qui, je l’espère, séduira vos oreilles sensibles.


Essentiellement connu sous le pseudonyme de Pictureplane, Travis Egedy est un musicien électronique hors du commun, peu et pas assez connu à mon goût et pourtant très talentueux. Originaire de Santa Fe, Nouveau-Mexique, il fera ses premières apparitions à Denver, dans le Colorado, et se construira véritablement un nom en jouant dans le très underground et incontournable entrepôt où il vit encore aujourd’hui, Rhinoceropolis. Peu d’informations circulent à son sujet mais le bougre parcours déjà le monde entier, assurant les premières parties de HEALTH lors de leur dernière tournée et pour tout vous dire, c’est là que je l’ai découvert. Je suis tombé sur cet OVNI à l’extérieur de la salle, arborant fièrement un paquet de papier toilette acheté à la supérette du coin avant de grimper sur scène déguisé en momie pour fêter comme il se doit Halloween, véridique. Une heure de pur bonheur, des morceaux qui n’ont pas froid aux yeux et un artiste qui se permet de mélanger dance, disco, jungle, afrobeat et toute sorte d’autres genres, le tout sonnant juste car mené à la baguette par le son de sa voix déformée à l’aide d’une pédale d’effet procurant une troisième dimension à sa musique.

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Il signe son premier album, Dark Rift, chez Lovepump United en 2009 et réalisera quelques remix pour Crystal Castles, HEALTH et même Thieves Like Us. Travis Egedy aka Pictureplane semble vouloir nous transporter à travers le cosmos via une musique étrange et sans limite, issue d’un mélange entre synthétiseurs encrassés, beats cassés et ce chant bucolique se heurtant quelque part entre la house du début des années 90 et les captivants paysages sonores de Black Dice pour accoucher de sonorités uniques et sans fin, le tout souligné par l’ingurgitation de substances illicites dont vous n’avez sans doute jamais entendu parler. Je vous avais prévenu.
Je ne sais pas s’il est très utile de conclure sur quelque chose mais si j’avais un petit conseil à vous donner, écoutez sa musique très fort et laissez vous envahir par cette envie de danser toute la nuit. Sur ce, je vous donne, comme à mon habitude, rendez-vous la semaine prochaine pour une review quelque peu différente des précédentes, mais c’est une surprise ! Bref, à tout bientôt et n’oubliez pas, télécharger c’est découvrir, acheter c’est soutenir.
Utsuru Guest Posts
Cet article vous a plus ? C'est normal il n'était pas de moi ! Chaque semaine j'invite un rédacteur sur mon blog afin qu'il y rédige un article. Aujourd'hui c'est Jules qui squatte le blog !
Bel article enculé
Merci Papa.